Composit Collective Art Works

Euphoria Red (Silencio)
Computer, sound system, light system, engineered sound track from Mulholland Drive
Shibuya Art Egg, Tokyo, Japan
2015

“Silence”
“Silence”
“There is no band”
“There is no orchestra”
“It is all recorded”
“Listen to the trumpet”
“It is all an illusion”

In the former office of a government official, four light projectors, a suitcase with the sound of a woman breathing, the voice of a man talking about illusion, a trumpet, and a song; all together, filling the space.
A scene in David Lynch’s Mulholland Drive inspired this piece. On a stage, a man says that everything is an illusion. His monologue questions films, and how they are nothing but premeditated, staged and fake emotion.
Daily life forces us to go back and forth between reality and illusion. So does art. We don't just see artwork, we dive into it, and we sail between its realities and illusions.
When Foucault talks about heterotopia, as an existing real utopia disconnected from normality, he describes these specific real places as separate entities. This work is also an illusion, created in a historical building, which will soon no longer be, and which in turn will be transformed into an illusion, in the cloud of oblivion.
This is a tribute to its memory.

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Euphoria Red (Silencio)
Ordinateur, système son, système de lumières, bande son modifiée de Mulholland Drive
Shibuya Art Egg, Tokyo, Japon
2015

“Silence”
“Silence”
“Il n’y a pas de musique”
“Il n’y pas d’orchestre”
“Tout n’est qu’enregistrement”
“Ecoutez la trompette”
“Tout n’est qu’illusion”

Dans l’ancien bureau d’un employé du gouvernement, quatre spots, la respiration lourde d’une femme qui émane d’une valise, la voix d’un homme qui parle d’illusion, une trompette et une chanson : ensemble, ils remplissent l’espace.
Une scène de Mulholland Drive de David Lynch a inspiré cette installation. Sur la scène, un homme dit que tout n’est qu’illusion. A travers son monologue, on comprend qu’il s’interroge sur la sincérité des films, et que pour lui tout n’est que préméditation et mise en scène.
Dans la vie on ne fait que des allers et retours entre la réalité et l’illusion. C’est pareil pour l’art. On ne se contente pas de voir de l’art, on s’y plonge, et on navigue entre ses réalités et ses illusions.
Quand Foucault parle d’hétérotopie, en temps qu’utopie existante, réelle et déconnectée de toute normalité, il décrit ces espaces comme des entités séparées. Ce travail est aussi une illusion, créée dans un lieu historique qui d’ici peu ne sera plus, et qui, à son tour, sera transformé en illusion, dans le nuage de l’inconscience.
Ceci est un hommage à sa mémoire.